The bag man

Cela m’arrive de m’endormir sur des films et ce n’est pas toujours à cause des longueurs. Ce ne fut pas le cas du Porteur – «the bag man» hier soir en primeur à Super Écran. Non, je ne me suis pas endormie. En fait, je n’en revenais pas à quel point, c’était nul! Mais nul!

Déjà avec un titre comme : The bag man. Ça ne vole pas haut.

Distribution: John Cusack, que j’aime bien, mais finalement il ne faut pas le sortir des comédies romantiques.

C’est dommage, il est tellement sympathique. Puis Robert De Niro..On se dit ça doit être bon?

Je ne sais pas si c’est de l’égocentrisme ou des crises de nombrilisme aigu qui pousse certains acteurs à jouer dans n’importe quoi.

Jouer ou ne pas jouer? Voilà la question.

Pour moi, c’est de l’escroquerie. Ce n’est pas la première fois, c’est même très à la mode de se faire vendre un gros nom sur une pochette et qui ne fait que passer.

De Niro  brise un nez en ouverture et nous fait un monologue de merde à la fin. Juste pour dire qu’il a plus de texte que Crispin Glover ( vous savez le père de Marty McFly- Back to the future) qui a un rôle un peu intéressant.

Le personnage de Glover, qui bien qu’il soit en fauteuil roulant, n’est pas invalide, il y roule en souvenir de sa mère, pour qui il semble avoir une vraie dévotion…Oui, Normand Bates Psychose (1960)

Il  y  un artiste peintre, que j’ai remarqué qui expose des toiles dans une galerie sur Bank street, et dont je ne me souviens pas du nom qui aimerait bien les “full lips” de la starlette du film Rebecca da Costa, très jolie et très grande on nous mentionne à plusieurs reprises qu’elle fait 1’80 messieurs.

Je retiendrai personnellement que son rouge à lèvres tient merveilleusement bien et que pour une fille qui débarque sans bagage elle a une garde-robe complète.

Cusack n’a pas la même chance, le budget costume sans doute dépassé, le pauvre garde le même complet noir, veston inclus tous le long de cette misère malgré une visible canicule et  le  fait qu’il se fasse pisser dessus par un nain au premier quart. Oui un nain, Il y a un borgne aussi et des policiers corrompus et pervers à souhait. En fait le problème majeur du film c’est qu’il n’y a pas de héros. Sauf peut-être une pelle et tout au long, j’ai eu une furieuse envie de tous les frapper.

Il y a une petite atmosphère d’ Identity ( 2003) dans cet autre film de motel pour Cusack, mais juste l’atmosphère pas de surprise finale. Le personnage de De Niro teste son tueur à gages en lui ordonnant de demeurer dans la chambre 13 d’un motel avec un sac qu’il ne doit pas ouvrir au péril de sa vie.

Le bon chien chien est dévoué, fidèle ( un peu comme Léon de Besson 1994 mais la comparaison s’arrête là )tellement con qu’il ne mérite pas ce test. Un désastre à mettre dans un sac et enterrer au plus vite.